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It's like I'm having the most beautiful dream... and the most terrible nightmare, all at once [LIBRE]

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MessageSujet: It's like I'm having the most beautiful dream... and the most terrible nightmare, all at once [LIBRE]   Jeu 16 Oct - 2:12

Tu es en train de faire tes lacets, et puis, tout d'un coup, tu ne sais plus où tu es. Il y a du noir et des doutes. Des incertitudes et des questions. Juste ta petite silhouette, le bruit, presque hypnotisant, d'un marteau-piqueur. Des sons faibles, ou forts. Ils te brûlent l'oreille et tu te figes, pendant un moment, jusqu'à t'apercevoir qu'il n'y a plus rien et personne. La foule qui était tout autour de toi, elle n'est plus présent. À la place, il y a la nature et le vide. Il fait nuit. Tu entends le bruit de la fête, dans sa soucoupe, qui s'éloigne. Et tu ris.

Il y avait la nuit sans fin. La chose proclamée par l'espace et qui ne bougeait pas. À ce moment, le dénommé Prometheus se trouvait sur le rebord d'une astéroïde, un verre à la main. Il était probablement complètement saoul et complètement débraillé. Le Terrien passa négligemment une main sur ses cheveux, un peu gras et enleva un ruban qui était posé là depuis il ne savait vraiment combien de temps. Il ne savait pas comme il était venu, ni pourquoi il était ici. D'une autre manière, il se contenta de hocher les épaules, se leva et continua à visiter le bâtiment endormi : il finirait par trouver où il était.

De là où il était, on pouvait poser sa main sur une vitre et voir l'ensemble du monde... « du monde »...l'expression était un peu de trop. Prometheus pencha la tête vers la droite, regarda d'un air très las tout ce qu'il pouvait y avoir de couleurs et d'agitation, en bas, refermant sa braguette d'un geste nonchalant. Il se trouvait dans un complexe assez énorme, aux lumières complètement éteintes. A priori, c'était une salle de réception : on pouvait voir ci et là des portraits assez énormes, des décorations qui n'étaient là que pour flatter l'égo des prestigieux invités. Et là, en voyant l'enseigne rose, lumineuse de Space Noodles qui clignotaient dans la nuit, l'esprit embrumé de Prometheus compris qu'il devait se trouver sur MKV_67. Pourquoi 67, en fait ? 66 avait été détruite en même temps que sa civilisation d'empereurs mal tombés du lit, et 68 n'était en fait qu'un bout de caillou, pas assez grand pour accueillir une population entière. Alors le choix avait porté sur la 67, et tout le monde avait été content. À quoi pensait-il, déjà ? Il avait l'impression d'avoir commencé une drogue particulièrement puissante, ce qui était peut-être vraie, car il retrouva des traces de piqûre dans le creux de son coude.

« Y'a quelqu'un, bande de boloss ? Le coincé est là ? »

Le coincé, c'était le directeur du Space Noodles de MKV. Il présentait toujours bien, et il était particulièrement désagréable avec lui. Prometheus ne se souvenait pas de grand chose, mais ses poils le hérissaient lors qu'il songeait à ce connard en kimono du dimanche. Il avait failli le tuer, une fois, avant que Ness d'Orion lui dise que ce n'était pas bien, il avait fait à peu près tout et n'importe quoi pour le destituer de son poste. Mais ça n'avait pas marché.

Prometheus ouvrit la vitre et sauta.

Sauta, comme ça. Sans même s'assurer s'il n'y avait pas vingt mètres de vide sous ses pieds...

Il y avait cent mètres de vide sous ses pieds.

Prometheus n'eut même pas une réaction de surprise. Il lança un grappin contre un des murs et s'y suspendit. Son sabre, réceptionnant mal le choc, contrairement à son corps qui semblait être imperméable aux coups. Il tomba en bas avec un bruit du tonnerre, et une alarme monstre se déclencha.

Merde. Ça, c'était vachement chiant. Il poussa un soupir bruyant, lâcha le grappin et, une pirouette assez impressionnante plus tard, récupéra son sabre. Encore des ennuis en perspective.

Qui avait déclenché cette putain d'alarme, déjà ?
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MessageSujet: Re: It's like I'm having the most beautiful dream... and the most terrible nightmare, all at once [LIBRE]   Mer 22 Oct - 18:32

C'était la fête de l'année. La "méga-party" auquel tout le gratin était invité. Impossible de louper un truc pareil, s'était dit Feliks en cherchant un moyen de s'introduire dans ce qui semblait être l'événement le plus sympa et le plus important à ses yeux. De l'alcool, et probablement des gens vachement bien foutus.

Il ne s'était jamais autant marré. Finalement, s'être introduit dans le restaurant n'avait pas été si difficile et trouver la salle de réception n'était pas si impossible, au vu du bruit qui s'échappait des portes pourtant fermées. Il hésita longuement en se rendant compte que ce n'était même pas une sono si bien que ça et que le choix des musiques laissant franchement à désirer, mais qui oserait détourner la promesse d'un moment si agréable ? Certainement pas quelqu'un de la trempe du bicéphale. Qui, pour l'occasion, était vêtu d'un charmant costume trois-pièces vert pomme avec une chemise bleu pastel, l'ensemble étant relativement agressif pour les rétines, mais plutôt en accord avec la couleur des boissons qui circulaient de main en main. En un tour sur lui même, l'humain fit un double clin d’œil terriblement lourd à une personne qui semblait vaguement être une femme, salua un type qu'il avait peut être vu il y a quelques semaines ou quelques mois et regarda l'ensemble de la salle qui était pleine à craquer.
A l'intérieur, la musique était assourdissante et toujours d'aussi mauvais goût, mais quelques verres volés à des serveurs qui passait tout près et qui furent descendus cul-sec aidèrent à la rendre plus écoutable et l'ambiance plus agréable. Il était... comme un poisson dans l'eau ! Il marchait de groupes en groupes, descendant de plus en plus de verres, parfois charmeur et la plupart du temps débitant des blagues minables mais absolument hilarantes selon le nombre de verres que ses auditeurs avaient ingurgités. De toute façon, il s'en fichait un peu. Les gens pouvaient bien rire de lui plutôt qu'avec lui, il était quand même le centre des rires, et c'est tout ce qui comptait. Quoi de mieux que des rires, de l'alcool et des voix qui s'élevaient de plus en plus fort ?

______________________


Rien. Et il n'y avait rien de pire non plus que la double migraine carabinée qu'il se mangeait maintenant, après s'être probablement effondré dans un coin.

Quelle connerie d'avoir voulu une deuxième tête.... Je te hais, maugréa Droit en passant une main dans ses mèches cuivrées.
Ta gueule, tu aurais préféré rester le simplet du village ? rétorqua Gauche, furieux.
Eh, le con ne sait jamais qu'il est con, tu sais ?
Tais toi et.... Eh, où sont nos fringues ?

Les deux têtes se baissèrent sur leur corps et une énorme perplexité les frappa, ainsi qu'une petite touche d'amusement de la part de l'une d'elle - je vous laisse deviner laquelle. Il était en effet maintenant vêtu d'une charmante chemise à fleur pleine de couleurs vives, surtout du rose et du bleu turquoise qui agressait son esprit encore perdu et embrumé. J'ai au moins meilleur goût vestimentaire quand je suis bourré, se dit l'Être qui se fit élire le "Mec le plus mal fringué" sur au moins trois systèmes différents qui n'avaient surement rien compris à la vie.
Avec un grognement, Feliks se releva et regarda la multitude de corps effondrés un peu partout, et les tarés qui s'amusaient et buvaient encore. Il fut tenté de les rejoindre mais haussa les épaules et se dirigea vers les baies vitrées pour s'imaginer prendre l'air. Je ne sors pas avant de retrouver mes frusques, c'est mort. Une voix s'éleva, une voix qui n'était pas la sienne, et le fit sursauter.

Y'a quelqu'un, bande de boloss ? Le coincé est là ?

Bon, un mec était aussi paumé que lui. Par chance, le coincé n'était surement pas lui. Ça, jamais ! Lui, coincé ? Il avait du embrasser au moins trois... trois quoi ? Chut, chut, pose pas de questions. En se dirigeant vers l'endroit où il estimait qu'il avait entendu la voix, il aperçut un type qui virait sur le blondasse, tourné vers l'immensité de la nuit. Il failli lui adresser la parole avant de voir le fou ouvrir la fenêtre et se jeter, comme ça, probablement pour le fun. Feliks se précipita et se pencha pour l'apercevoir, sifflant d'admiration en le voyant lancer un grappin pour sauver sa peau. Même lui n'était pas aussi débile et inconscient. Il fallait absolument qu'il fasse connaissance avec un type pareil !
Un peu jaloux que l'on vole son quart d'heure de gloire, le bicéphale réussit à trouver une personne avec des tentacules attachés en une coiffure qui laissait supposer une chevelure bien trop longue. Il lesta le corps du céphalopode capillaire contre la vitre et se laissa glisser en rappel pour suivre l'imbécile qui venait de déclencher une alarme vrillant ses tympans et produisant un terrible acouphène dans sa double paire d'oreilles qui lui fit grincer les dents sauvagement, mais sa tête de droite prit la parole avec un enthousiasme non dissimulé :

9/10, bravo, j'ai carrément adoré l'effet de surprise et la pirouette finale mon pote ! Dis, tu saurais pas où sont mes vêtements ? Un costume italien magnifique ! Ne me demande pas ce que veut dire italien, je ne sais pas non plus. Il fit une pause pour respirer et agita les bras approximativement autour de lui. Eh, tu sais comment on arrête cette alarme ? J'ai mal aux crânes.
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MessageSujet: Re: It's like I'm having the most beautiful dream... and the most terrible nightmare, all at once [LIBRE]   Dim 26 Oct - 23:39

C'était un drôle de type. Il avait deux têtes collés sur le cou, ce qui fit fortement froncer les sourcils de Prometheus ; et non, il ne se dit pas que l'inconnu devait être en lien avec Merwin Corp, qu'ils devaient sans doute l'avoir enlevé, torturé peut-être, puis, lui enlever la mémoire, puisque de toute évidence, dès qu'il se rappelait de ces détails, le cerveau de l'homme les oubliait aussitôt. Alors il aurait pu l'interroger sur son frère et toutes les conséquences, les pourquoi, les comment de sa disparition, et il le ferait sûrement, plutôt dix fois qu'une, oubliant indubitablement sa question dès l'instant où l'étranger aurait répondu à celle-ci.

Cependant, s'il y avait qu'une chose que Prometheus n'oubliait, ou il serait franchement dans la merde, c'était sa position. Il se trouvait sur MKV_67, l'astéroïde si connue : et il était actuellement en sueur, pour la bonne et simple raison que...quoi donc, déjà ? Ha, oui, une fête. Il y avait une grande fête dans la partie inférieure. Et là, il avait sauté. Il se trouvait donc quelque part sur l'astéroïde, il ne savait pas vraiment où...ce devait être rond, non ? Alors s'il marchait, il finirait bien par trouver ? Les pieds sur le sol bien solide, il vit, comme au ralenti, ce deuxième individu faire une cascade à son tour et s'empressa de faire un grand sourire émerveillé. Une moue d'enfant content content de voir encore autant de merveilles. Lorsque Feliks atterrit, il applaudit, puis se rapprocha de lui, touchant le nez de Droite pour voir si c'était vivant et humain.

« Toi...t'as pas l'droit d'être ici. Mais t'es cool, alors je t'aime bien. En fait, dans deux minutes, il va sûrement y avoir des robots qui vont débarquer pour exterminer les intrus. Ou pire, les conduire au dirlo de ce restaurant. Je déteste ce type. Il est d'un coincé. », Prometheus recula de nouveau de deux pas, allumant ce qui devait être un sabrolaser. Ils auraient au moins besoin de cela pour se défendre...

L'alarme était toujours là, stridente, bruyante. S'il l'avait pu, il l'aurait tranchée d'un vif coup, mais ces alarmes étaient petites et fourbes, puisqu'il s'agissait d'un nouveau système high tech de défense. Il savait que son confrère n'avait pas lésiné sur la sécurité des lieux, et que ça allait sans doute encore une fois râler parce qu'il avait mis le bordel dans le secteur...mais à quoi bon, puisqu'il ne se souvenait de rien ?

Il n'avait pas vu son costume italien. Il ne répondrait d'ailleurs probablement jamais à cette question, pour la bonne raison qu'il était bien trop préoccupé par la lumière de son sabrolaser, émettant une couleur violette tout à fait inédite. Ces armes étaient pratiques : au lieu de balancer tout un tas de sang comme le faisaient les pistolets ou les sabres, elles cramaient la peau et empêchaient tout versement inutile. C'était comme cela qu'il commettait la plupart de ses crimes, et pour empêcher d'en faire un signe trop reconnaissable, il ajoutait souvent deux ou trois petits détails, changeant au gré de ses humeurs.

« Je suis le sous directeur du resto' d'Obican. Tu fous quoi, là ? T'es un voleur ? Ils te cherchent ? Je dois t'arrêter, en fait ? », tout d'un coup, Prometheus semblait plus hostile au nouvel arrivant qu'autre chose. Ses sourcils s'étaient encore plus froncés, et il se mettait encore plus dans une position de défense, pour amorcer l'attaque.
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MessageSujet: Re: It's like I'm having the most beautiful dream... and the most terrible nightmare, all at once [LIBRE]   Jeu 30 Oct - 11:41

Bon. La blondasse était un peu bizarre, mais plutôt sympa, si on ne se concentrait pas sur son visage. On dirait qu'il avait aussi deux têtes mais qu'il a perdu la moitié de chacune aux tables de jeu. J'ai d'ailleurs failli le faire. Ou alors c'était un rein ? se questionna mentalement Feliks, oubliant presque la personne en face de lui, qui était pourtant loin d'être banale. Un vrai Freakshow. Il agressait presque les rétines, avec ses vêtements et ses cheveux d'un blond presque fascinant, sans parler de son visage déchiré entre deux faces. On aurait vraiment dit qu'il était l'assemblage de deux personnes différentes, mais l'homme à deux têtes ne pouvait décemment pas faire une remarque, il n'était absolument pas en position d'en faire une, après tout, avec sa chemise hawaïenne aux couleurs vives et les deux têtes qui se tenaient fièrement sur ses épaules. En plus, on l'applaudissait pour ses pitreries. Il aurait du venir sur cet astéroïde plus tôt.

Il faut par contre admettre que le contact sur un de ses nez le surprit grandement. Depuis quand on se permettait de le toucher ainsi ? Il avait sûrement vécu pire plusieurs minutes auparavant lorsqu'il était encore dans le hall où la fête avait lieu, mais il avait déjà dégrisé et c'était une sensation plutôt étrange, bien qu'il comprenne le fait que personne ne veuille vraiment croire à la deuxième tête. Qu'ils sont têtus... pensa-t-il en pouffant devant un tel calembour, se promettant de le retenir et de le ressortir plus tard pour impressionner - ou consterner - la galerie.
En plus on lui disait qu'il était cool ! Que demande le peuple ? Il voulait bien d'un type comme celui qui se tenait devant lui comme ami, il avait aussi l'air franchement cool, ce qui le fit sourire de ses deux têtes. Bon, le reste de ses paroles était bien moins sympa, surtout la partie qui impliquait de se faire trainer devant le directeur du restaurant, qu'il n'avait d'ailleurs jamais vu. Il n'était pas vraiment en faute, mais tout rejeter sur le dos de son nouvel ami n'était pas la chose la plus réglo qu'il pouvait faire. En plus ce dernier venait de sortir une arme plutôt effrayante ! Ouais, mieux vaut rester son BFF pour le moment, nota-t-il mentalement. [No shit Sherlock] répliqua Droit mentalement. Leurs pensées étaient généralement communes, aussi il était rare d'entendre un avis divergent et plutôt sarcastique comme celui qu'il venait de recevoir. Il n'aimait pas spécialement ces intrusions, ça lui donnait l'impression de péter une durite, et ce n'était pas spécialement le meilleur moment pour se poser des questions sur sa santé mentale, avec l'alarme qui arrachait encore ses tympans, ses cerveaux qui semblaient vibrer au rythme de cette intrusion sonore peu agréable et la lame lumineuse presque aveuglante de l'arme de son compagnon n'arrangeait pas le tout.

T'as pas non plus vraiment l'air d'avoir le droit d'être ici, mon pote, mais eh, je ne suis pas là pour juger. Essayons juste de ne pas évoquer mon casier judiciaire, promis, mon chou ?

La suite se révéla encore moins plaisante pour le bicéphale, lorsque son propre meilleur ami du moment se retourna contre lui alors qu'il ne s'était encore rien passé. Depuis quand on agressait quelqu'un d'aussi sympa que lui ? Depuis maintenant, apparemment. C'était d'ailleurs assez étrange, comme retournement de situation. A la limite de la bipolarité, même. Le côté Janus à la "J'ai-deux-visages" devait sûrement avoir quelque chose dans tout ça, mais l'heure n'était pas vraiment à la psychanalyse d'inconnus. Surtout quand ceux-ci semblaient être plutôt hostiles à son égard.

Feliks s'empressa de reculer de deux pas, motivé par son instinct de survie, avec de relever à moitié ses mains, les tenant à hauteur de son torse, faisant maintenant marcher ses méninges pour essayer de se maintenir en vie, chose qu'il devait - à son plus grand désarroi - faire de plus souvent de temps en temps, depuis cette étrange chose qu'il avait vu dans un restaurant, à vrai dire... N'était-ce pas d'ailleurs dans le resto dont son ancien pote était sous-directeur... ? [On a d'autres ennuis plus importants, là].

Wowowo, tout doux, mec ! finit-il dire par dire après une réflexion intense qu'il avait décidé d'ignorer complètement. On va discuter calmement, en commençant d'abord par arrêter de craquer son sli- mmfphm mgn mmfmph !

Il ne finit jamais sa phrase, étouffée, probablement à cause de sa propre main gauche qui se plaqua contre sa bouche pour l'en empêcher. Ce n'était pas vraiment le Roi des diplomates et il devait admettre que cette entrée en matière n'était sûrement pas la meilleure chose à dire. Après tout, il était probablement à deux doigts de se faire remettre à sa place. Ou arrêté. Arrêté ? Et s'ils ne le livraient même pas à la police, et que Space Noodles s'occupait personnellement des cas comme ça ? Mieux valait ne pas y penser, vu toutes les rumeurs qui courraient sur le dos de l'enseigne...

On... On va la refaire retenta-t-il, regardant avec insistance la main qui s'était décollée de sa bouche.
Oui, s'il vous plait. maugréa Gauche.
En fait, j'étais à cette super fête juste au dessus, le truc du siècle, promis-juré. Mais je ne me souviens pas de tout. Et je t'ai vu, et tu avais l'air cool, et tu as sauté par la fenêtre donc je me suis dit que tu avais les meilleures raisons du monde pour le faire malgré l'alarme plutôt flippante. Alors j'ai sauté aussi, qui ne l'aurait pas fait ?

C'était probablement l'excuse la plus nulle qu'il n'ai jamais sortie, et le plus navrant était sans doute que tout ce qu'il avait dit était la stricte vérité. Mais il avait malheureusement une mauvaise impression. Ses explications avaient peu de chances d'êtres crues, avec un peu de recul... Et merde.
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MessageSujet: Re: It's like I'm having the most beautiful dream... and the most terrible nightmare, all at once [LIBRE]   Lun 3 Nov - 22:04

▬ Oh le con, oh le con, oh le con, ohlecon ohlecon ohleconohleconohlecon... Marmonnait frénétiquement Vivienne en détalant les escaliers à toute allure sous les cris stridents de l'alarme.

▬ MAIS C'EST PAS POSSIBLE D'ÊTRE CON À CE POINT-LÀ ! S'exclama-t-elle en sautant la dernière marche. Non mais c'est vrai quoi, que les gens veuillent sauter des fenêtres, ok sur le principe pourquoi pas ? La vie des fois c'est sacrément nul, elle dit pas, c'est pas à elle de dire aux autres quoi faire, ça non monsieur. Mais les gens qui se défenestrent ils y pensent dès fois aux agents de sécurité ? Non parce que si elle retrouvait un gros tas de bouillie infâme qui est-ce qui serait responsable ? Bin oui c'était Bibi. Et l'autre il s'en foutait, il était mort. Non mais quel égoïsme quand même ! À la limite qu'ils se débrouillent pour signer une décharge ou je ne sais quoi. En plus, a coup sûre avec les agents de surface occupés à ramasser là-haut tout le dawa laissé par les clients, c'était elle qui allait devoir nettoyer cette horreur. Rah et puis ça pue la mort l'humanoïde écrasé. Ça pue et ça se répand de partout. Ah non c'est sale l'humainoïde écrasé. Et ça tâche. C'est super dur à nettoyer sur la combinaison. À tous les coups faudrait sortir le karcher pour débarrasser l'entrée mais avant faudrait chercher les papiers d'identité, appeler la famille, les supplier de pas engager la responsabilité de la boîte et surtout la sienne. Non et puis merde, elle avait failli avoir une attaque cardiaque en entendant un gros truc s'écraser par terre et en voyant par la fenêtre une espèce de chose blonde/blanche dégringoler. Et cerise sur le gâteau, l'alarme s'était déclenchée. Bin oui, que les gens essayent de rentrer ou de sortir par la fenêtre, l'alarme elle faisait pas la différence alors hop ça gueulait.

Ce fut ainsi avec un soulagement énorme qu'une fois arrivée en bas Vivienne put constater l'absence de bouillie organique dans l'entrée de l'établissement. À la place, la voici en face de deux zigotos ou plutôt trois, pas sûre parce que y'en avait qui de dos avait l'air d'avoir deux têtes. Deux têtes oui. Donc techniquement ça pouvait compter comme deux personnes. D'ailleurs il lui semblait les avoir vus à la fête. Deux clients pour le prix d'un quoi. Faut dire, un costume aussi laid ça s'oublie pas si facilement. Enfin on s'en foutait. Allumant la lampe torche située sur le col de sa combinaison, elle regarda d'un air débile les connards, prenant deux secondes pour reprendre son souffle avant de réaliser que l'alarme était encore en marche. Enclenchant le panneau mural, l'Alien entra ses identifiants et son mot de passe dans la console de sécurité et demanda l'extinction de l'alarme, écrivant dans le champ « Rapport d'incident » : Défenestration gratuite d'humanoïde, aucun blessé.

▬ Et la vie d'mes mères, j'vous jure plus JAMAIS vous me refaîtes ça Monsieur. Enfin plus ici quoi s'vous plait. C'est pas bon pour le business m'voyez. Brailla-t-elle en pointant un doigt accusateur vers la racaille blonde avant de remarquer l'objet très très menaçant qu'il tenait dans sa main. En croisant les regards terrifiés des messieurs à deux têtes, Vivienne comprit tout de suite que finalement elle était loin d'être sortie de la mouise. Parce qu'entre un suicide ou un meurtre pendant qu'elle était en service, dans les deux cas c'était pas bon pour ses fesses.
Dégainant illico son pistolet de sa main droite et attrapant machin à deux visages par le bras de sa main gauche avant de le pousser derrière elle, l'agent de sécurité prit sa voix la plus grave et fit vibrer ses mandibules :

▬ Lâche ça l'affreux ou j'te fais sauter la cervelle.

Ouais en parlant d'affreux. Cette cicatrice, ce regard de fou furieux, cette dégaine ultra flippante. Ça lui disait carrément quelque chose. Mais ouais, elle avait déjà vu sa gueule quelque part à l'autre. Restait plus qu'à savoir où. Sûrement dans le dernier bulletin d'infos. Y'avait pas eu évasion de tarés à la prison galactique pas si loin que ça ?
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MessageSujet: Re: It's like I'm having the most beautiful dream... and the most terrible nightmare, all at once [LIBRE]   Jeu 6 Nov - 16:57

Alors, Pro, il regarda partout autour de lui, il se gratta la tête. Le cuir chevelu, plutôt, car en même temps, son œil droit semblait regarder dans la direction opposée. Il fixait la deuxième tête de Feliks, en fait, comme un œil peut fixer quelque chose et être indépendant du reste du corps. Comment ce type avait récupéré cette deuxième tête ? Qui était derrière tout cela ? Était-ce Merwin, ou un autre groupe du genre, un de ces connards en boîte qu'il ne pouvait pas supporter ? Prometheus, lui-aussi, recommença à se concentrer sur Feliks : lorsqu'il n'était pas en mission officielle, avec quelqu'un à tuer, un truc que lui aurait demandé la directrice d'Obican.

Il l'appelait « mon chou ». À moins que ce ne fut sa deuxième tête, à qui il parlait. Sur le moment, Prometheus le regarda en fronçant des sourcils ; ah. Oui. C'était bien sa tête. Il aurait pu retenir les informations évoquées : le casier judiciaire et tout ce qu'il devait contenir, mais lui-même n'était pas mieux. De un, il n'était pas ici pour faire le flic, au contraire, de deux, il aurait sûrement oublié ces détails dans la minute à venir, et ça ne le dérangerait pas. Prometheus avait l'impression d'avoir toujours vécu comme ça : un doux camé, tout le temps sur un nuage, et le monde était tellement plus drôle s'il ne se souvenait pas de tous les détails, hein ? Par chance, il se souvenait toujours de ses employeurs : un miracle.

« Putain tu m'as l'air dérangé, toi. »

La version moderne de la schizophrénie : ou de toute pathologie souhaitée. Il ne savait pas trop que penser de Feliks : par moment, il avait envie de savoir pourquoi il était devenu comme cela, lorsqu'il ne voulait pas le défoncer à coup de sabrolaser. Ça le prenait comme ça, comme une envie de pisser, mais elle était bien présente et...et puis, Prometheus releva la tête, alerté par le bruit. En temps normal, il aurait probablement baissé sa capuche et aurait abandonné tout cadavre pour prendre ses jambes à son coup, mais l'humain ne le fit pas. Pendant un moment, il s'avoua qu'il aurait bien aimé tuer Feliks juste pour voir, avant de s'enfuir, mais pourquoi donc, alors qu'il était un territoire ami ? Jusque là, il se souvenait qu'il était directeur-adjoint. Tant mieux.

Il soupira : cette femme...(cette femme?) lui disait quelque chose, mais il aurait été incapable de savoir où. Il eut une espèce de moue dégoûté en regardant son visage, trouvant ce genre de faciès pas vraiment à son goût, puis, se gratta les cheveux, ayant probablement oublié qu'il l'avait fait à peine une minute avant. Ça devait faire partie de la sécurité...par ailleurs, il avait pu constater que la sirène s'était éteinte, que ses oreilles ne hurlaient plus à la mort.

« J'ai perdu mon frère. C'est bon, laisse tomber. Je suis de la compagnie aussi. Dirlo adjoint d'Obican. J'étais ici pour la soirée, mais ils se sont tiré sans moi. »

Il n'était pas vraiment officiel au sein de la compagnie qu'il était tueur à gages. Il n'y avait, très précisément, que sa patronne qui le savait. Son rôle consistait alors principalement à se balader de restaurant en restaurant pour faire passer des messages confidentiels ne pouvant aller sur la toile. Le réseau d'ansible était sécurité, mais plus intelligents que lui lui avaient déjà expliqué mille fois que les pirates étaient très très forts.

« J'ai trouvé ce type dans la zone. Il se baladait en toute illégalité. »

Dénoncer un parfait innocent en ayant l'air – relativement – honnête ? Fait.
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MessageSujet: Re: It's like I'm having the most beautiful dream... and the most terrible nightmare, all at once [LIBRE]   Mar 11 Nov - 18:56

Un nombre presque vertigineux d’avènements arrivèrent en même temps, impliquant une boîte de conserve bien ouvragée, entre autres, et qui amenèrent Feliks à penser que son ange gardien s'était défait de son colt .44 habituel pour y aller à l'arme atomique, cette fois ci. Il pouvait presque lui pardonner le choix de vêtements parfaitement aléatoire et fort contestable de tout à l'heure, avec une veine pareille.

Tout cela commença avec une lumière aveuglante qui ne fit qu’accroître sa migraine déjà assez virulente, vivement encouragée par l'alarme. Et l'autre ne le fixait pas comme la chose formidable qu'il pensait être, sans parler de sa remarque de tout à l'heure, avant qu'un deus ex machina ne fasse son apparition et qui remettait en cause sa santé mentale. Par chance, le vacarme assourdissant de l'alarme fut rapidement désactivée grâce à ce qui semblait être une androïde pas vraiment humanoïde, qui fit entendre sa douce voix dans un langage un peu moins suave, qui semblait reprocher à l'un de deux hommes perdus dans sa loupiote le fait d'avoir sauté par la fenêtre. Le doigt accusateur bien malpoli acheva le bicéphale de se convaincre qu'il n'avait rien à se reprocher sur ce coup là. Un pistolet parfaitement rassurant pour celui qui est du bon côté du canon [Un indice, c'est pas celui où sortent les balles] surgit aussitôt, remplaçant l'index vengeur par quelque chose de tout aussi menaçant et bien plus dangereux.

Le fait d'être tiré derrière la greluche de métal était aussi vu par Feliks comme quelque chose de potentiellement menaçant et dangereux, mais surement moins que sa position antérieure, entre deux armes - sans parler de l’œil droit de son meilleur pote/agresseur qui le fixait méchamment depuis quelque secondes - qui n'en étaient pas à leur coup d'essai. Ce qui semblait être sa sauveuse n'était pas non plus novice dans la noble discipline de la bagarre, puisqu'elle entama une belle séance de trash talk avec une réplique acerbe.

La réplique suivante fut moins plaisante. L'homme à deux têtes était d'abord bien trop absorbé par son occupation actuelle, soit laisser son regard glisser le long de l'arrière train de ce qui devait être une agent de sécurité, avec une moue pleine de déception face à ce manque de rondeur irrésistible, pour comprendre ce que son ancien ami venait de dire. Qui devenait le traître numéro un, en l'accusant de sa balader. Il n'avait donc aucun scrupules ? Bah, en même temps, il fallait avouer qu'il aurait fait exactement la même chose si la chance s'était présentée. Mais... Mais il ne pouvait pas se laisser faire comme ça ! Surtout oser le trahir ainsi, de manière si répugnante et terrible. Devant tant d'injustice, Feliks ne put qu'élever la voix :

Eh, hop hop hop, je t'arrête tout de suite, la blondasse ! fit-il avec entrain, énergie, et même un semblant d'indignation vibrant dans sa voix. Le cliché de l'ami qui trahit, c'est clairement le pire, je ne peux pas te laisser dire ça !

Gauche opina aussi du chef, lui aussi outré devant un tel cliché honteux. Trahir, pas de problèmes, mais le faire avec classe, c'est la moindre des choses, surtout lorsque l'on sa targue d'être plus original que la plèbe, notamment en ayant un double visage en un. Sans parler de cette couleur de cheveux vraiment honteuse. Il priait de tout son coeur pour que ce ne soit pas un choix volontaire et une simple erreur génétique. En même temps, sa nouvelle meilleure amie n'était pas si bien lotie que ça non plus niveau normalité.


Sur cet astéroïde perdu dans le vide sidéral, sous la fenêtre ouverte d'une chaîne de restaurant de nouilles, se tenait probablement le meilleur Freak Show jamais créée. Dommage qu'il n'y ai pas de public.


Il décida finalement se s'avancer de plusieurs pas, s'interposant entre les deux entités hostiles, passant une main dans ses mèches violettes un tantinet rebelle, puis tenant ses deux mains écartées, chacune en face de l'une des autres personnes présentes. Il n'allait quand même pas les laisser lui voler la vedette, avec leurs effets pyrotechniques et leurs répliques méchantes !

Ooh, tout doux, on se calme, mes petits bouchons ! entonna-t-il, ignorant royalement les armes trop nombreuses à son goût. Vous avez sûrement plein de choses à vous raconter, c'est beau l'amitié, les souvenirs de la guerre, tout ça, hein ? Mais on n'a pas que ça à faire, et je décamperai bien avec votre permission. Ou sans. Tout sauf rester dans ce trou.
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