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I ran into the starlight and never came home { Cap..Officier Robinson

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MessageSujet: I ran into the starlight and never came home { Cap..Officier Robinson   Mer 3 Sep - 22:58

Ohia était le paradis sur terre. C'était une planète magnifique où, à chaque recoin, on pouvait observer la vie d'une espèce inconnue, qui avait un mode d'alimentation, de procréation totalement différent à tout ce que l'on pouvait connaître avant. Il y avait trois lunes, parfois visibles en plein jour, des nuits qui se raccourcissaient quand venait l'hiver et des vacanciers qui se faisaient happer par on ne savait quelle créature inconnue. Cela, tout le monde le savait, et contrairement à cette chère affaire concernant Octopus, il y avait eu de trop rares enquêtes sur le sujet. Parfois, K23 se disait qu'il pourrait être amusant que la plupart de ces meurtres soient du à des criminels humanoïdes. Qu'aller sur Ohia établir sa chaumière pouvait être un refuge tranquille pour bien s'amuser avec un canif et de la viande alien.

Ka n'était pas prêt à aller donner son avis à la police, et pour cause : lui et son groupe, ils faisaient sûrement partie des criminels les plus recherchés dans l'univers. La mystérieuse bande de voleurs appelés les Stars, en l'honneur des étoiles qui parsemaient l'univers, aussi insaisissables qu'eux, était toujours activement recherchée par la police intergalactique. Il ne possédait pas les accès à leurs dossiers, mais Ka n'était pas idiot : il élaborait toujours avec minutie ses vols, et c'était pour cette même raison qu'il ne s'était jamais fait choper. Si Ka était un malin voleur, il n'était pas non plus un criminel des plus intelligents. L'adolescent avait encore besoin de grandir, de devenir plus mature, et à l'heure actuelle, la plaque de son vaisseau était connue par la police. Il s'en doutait ou, du moins, par pure paranoïa, le faisait stationner au-dessus de la planète en mode camouflage. Il était descendu ici grâce à une petite navette de sauvetage.

Il y avait deux jours – du moins ce que l'on pouvait appeler deux jours sur Aigua – K23 avait chopé une émeraude de la taille d'un ballon de football. Elle appartenait à l'ambassadeur d'une des provinces de la planète et il avait profité d'une bonne combinaison ignifugée et d'un coup de main d'un contact chez Merwin Corp pour profiter d'une bulle d'oxygène englobant son corps entier pour se faufiler sous l'eau. Le reste n'avait été qu'un jeu d'enfant, alors que tout le monde dormait comme dans un livre pour enfant. En ce moment, K23 alternait vols et Ohia. Lorsqu'il était sur sa planète d'origine, Ka passait son temps à suivre le directeur du magasin Space Noodles appelé Zarh. Il se trouvait être de la même espèce que lui, et il frétillait de joie à l'idée de le coincer pour lui poser quelques questions sur leur espèce, leurs habitudes et mode de vie. Il adorerait qu'il l'escorte jusqu'à un volcan pour faire connaissance avec ses éventuels géniteurs, mais cela, Ka n'oserait jamais le reconnaître.

Lorsque vous vous arrêtiez dans le Space Noodles d'Ohia, il était déconseillé de franchir les portes blindées pour aller faire un tour dans la jungle. Certains s'y étaient risqués, après tout, mais n'en étaient jamais revenus. Il y avait là des créatures que, même dans vos pires cauchemars, vous n'auriez jamais imaginées. Ka restait dans le restaurant, mais il se faisait passer pour un client normal, tout en essayant de se mettre aux places les moins voyantes possible...C'est pourquoi il remarque aussitôt le nouveau venu, dès qu'il franchit le pas de la distorsion.

Dans un sens, c'était son pire ennemi, et dans l'autre, juste un type – un de plus – dont il n'avait rien à foutre. Robinson était un sale fouineur, et tant qu'il était dans les environs, tous les clients de cet endroit pouvaient être emmerdés pour à peu près n'importe quoi. L'air très captivé, tentant de ne pas trop fixé cette cicatrice franchement dégueulasse qui lui collait à la gueule, Ka se mit à fixer la plante verte devant lui d'un air passionné, mangeant à toute vitesse son bol de ramen, dans le but de déguerpir le plus vite possible de ce guêpier.
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MessageSujet: Re: I ran into the starlight and never came home { Cap..Officier Robinson   Lun 8 Sep - 19:47


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    Ohia était un Enfer sur Terre ; là une poignée d'individus crédules trouvaient le moyen d'atterrir bêtement dans la gueule d'une créature à l'allure faussement innocente, on ne pouvait espérer y dénicher que des ennuis. Entres toutes les planètes de son système, elle méritait la palme de la plus inhospitalière : la chaleur régnait, éprouvante, tandis que les forces de police se résignaient à classer chaque nouvelle disparition comme le résultat d'une mauvaise rencontre, sans cesse dépassées par le nombre de plaintes croissant et décroissant selon l'afflux des touristes imprudents. Si, à un certain niveau de la hiérarchie, on veillait à conserver un minimum de crédibilité en refusant de reconnaître que ces hommes en uniforme étaient débordés, Andrew Robinson avait perdu l'habitude de mâcher ses mots. L'affaire Octopus avait beau occuper son esprit, sa mémoire transformée en un vague bordel où les indices se confondaient avec les témoignages, il n'oubliait pas de rester attentif à toutes autres sortes de menace, et les innombrables criminels qui cherchaient à profiter des dangers d'Ohia pour camoufler leurs méfaits en faisaient définitivement partie. Peu importe à quel point ils ne figuraient pas parmi les priorités de ses supérieurs, Drew possédait sa propre liste ; et, à son sommet, juste après la célèbre chaîne de restaurants, trônait royalement un nom exceptionnellement bien connu de ses services mais qu'on taisait soigneusement, par pure commodité.

    Les Stars.
    Une bande de voleurs intergalactiques qui achevaient d'être transformé en mythe à cause d'un bête pseudonyme qui se servait de la pire allégorie pour faire croire aux gens qu'ils demeuraient insaisissables, quels que soient les moyens déployés par la police. Des gamins prétentieux, voilà ce qu'ils étaient. Tout ce qu'Andrew détestait. Et quand Andrew déteste quelque chose, c'est bien connu, il s'acharne.
    Jusqu'à ce qu'il finisse par atteindre sa cible.

    La vérité, donc, c'était qu'il n'était pas venu sur Ohia par hasard. Plutôt s'accrocher par les pieds à une falaise avec un câble électrique que de venir s'échouer sur une telle planète pour le plaisir. Quelques jours auparavant, l'annonce du vol d'un précieux bibelot allié au signalement d'une plaque suspecte dans les parages brûlants d'Ohia avait irrésistiblement attiré son attention. Par principe, Andrew n'était pas quelqu'un de patient ; il était même l'incarnation parfaite du contraire de ce mot. Alors, sans chercher à comprendre, il avait difficilement arraché l'accord de ses supérieurs pour mener l'enquête et, dans le meilleur des mondes, procéder à une arrestation fructueuse. Retrouver l'émeraude géante était secondaire, sous son crâne hirsute, mais s'il arrivait à restituer le trésor à son légitime propriétaire, l'ambassadeur d'Aigua cesserait certainement de bouder en menaçant de couper toutes les négociations en cours. Il ne pouvait rien faire pour l'image de Merwin Corp, déjà sacrément bien entachée dans cette affaire, mais le reste était largement rattrapable.
    Bien entendu, les Stars demeuraient l'éternel objectif.

    Emmitouflé dans son uniforme, son visage exhibant les contours sanglants de sa cicatrice, Andrew avait débarqué, son arme réglementaire précieusement accrochée à sa ceinture et un masque à oxygène caché sous son manteau, au cas où. Sa première action avait été de ratisser avec une minutie extrême le ciel d'Ohia, recherchant parmi les navettes la fameuse plaque authentifiant la présence d'un ou plusieurs membres du gang. Lorsqu'on faisait partie du bon camp, et qu'on avait suffisamment de cran pour obtenir les autorisations nécessaires en un regard noir, les choses étaient infiniment plus simples. La fameuse navette était stationnée en mode camouflage. Première infraction, avait jubilé Andrew en forçant la porte du vaisseau. Cela ne rentrait pas forcément dans le cadre de ses fonctions mais, hey ! Qui s'en souciait, alors qu'il était sur le point d'attraper des voleurs prétendument invisibles ?
    Personne, était la réponse.

    Le reste s'était déroulé comme dans un rêve merveilleux, pour tout inspecteur de police qui se respecte : un colis fermé contenant peut-être l'objet du délit avait été envoyé au quartier général tandis qu'Andrew terminait de vérifier les moindres recoins du vaisseau. Au final, l'engin sophistiqué avait atterri à la fourrière, sous l'œil vigilant de quelques collègues abasourdis par ses méthodes.
    L'arrestation, le clou du spectacle, il avait prévu de la jouer avec panache et provocation.

    ***


    Le Space Noodles d'Ohia était un véritable écrin au cœur de la jungle recelant de mille dangers. Mais ce n'était pas ça qui le rendait différent des autres, moins suspect ou impliqué dans les multiples trafics qui caractérisaient l'histoire de cette chaîne. Les portes blindées se refermèrent dans un glissement souple alors que l'officier Robinson, toujours en uniforme et le parfum de la victoire imminente affichée sur son visage défiguré, s'avançait dans la salle remplie. Promenant son regard sur les clients attablés, il lâcha dans un aboiement évocateur de sa personnalité :

    « Le pauvre type qui a cru pouvoir berner la police en stationnant son vaisseau en mode camouflage... Il viendra le récupérer à la fourrière. Qu'il ne s'inquiète pas trop, je me suis occupé de le vider avant de livrer à de bêtes fonctionnaires. Si vous voyez ce que je veux dire. Bon appétit. »

    Si sa première phrase n'avait suscité que de vagues réactions, il régna un court silence ahuri lors de sa conclusion. Ce qu'impliquait sa déclaration faisait sourire les uns, et blêmir les autres. Mais un seul parmi les clients intéressait vraiment le policier et, s'il avait bien saisi le profil de son homme à la vue des magazines pornos qui jonchaient le sol métallique de la navette, il ne devrait pas tarder à réagir. D'une façon ou d'une autre. Tellement immature...
    En attendant, il s'installa confortablement à une table, n'hésitant pas à s'affaler dans sa chaise avec un soupir faussement épuisé, laissant son œil valide surveiller la salle tandis qu'il pianotait impatiemment ses doigts sur le rebord du meuble. Avec un rictus amusé, il constata que les serveurs hésitaient à l'approcher alors qu'il arborait une expression aussi carnassière...
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MessageSujet: Re: I ran into the starlight and never came home { Cap..Officier Robinson   Ven 12 Sep - 16:28

Plus l'officier Robinson parlait, plus K23 avait envie de se ranger dans un petit trou et de disparaître : oh, cela semblait être une option amusante, non ? Par chance, ils étaient une dizaine dans la salle et même s'ils avaient trouvé ce joyau que, tous ensemble, ils avaient eu tant de mal à acquérir, l'humain ne pouvait pas deviner qui ici faisait partie des Stars. Peut-être même que le voleur n'était pas ici, d'ailleurs ? Ce n'était pas parce qu'il y avait un Space Noodles à Ohia qu'il y serait allé...après tout, il y avait beaucoup de choses à voir, ici...Mh...l'antre du grand Skrumpf, le ver tentaculaire de deux mètres de long, les sables mouvants carnivores...En fait, il était plutôt intelligent de s'être arrêté ici. C'était l'endroit le plus probable.

Pour partir, il allait devoir se lever et donc se faire remarquer par l'officier Robinson : discrètement, Ka évaluait la distance des yeux – d'ailleurs, il n'était pas le seul : les autres personnes ici présentes tentaient d'estimer leur chance pour partir le plus discrètement possible...et tout comme lui, elles semblaient avoir fondu à cause de la sueur et leurs yeux manifestaient le désir qu'ils avaient que Robinson ne s'intéressent pas plus à leur cas. Il fallait dire que sur Ohia, la plupart des clients du restaurant n'étaient pas irréprochables : certains faisaient du trafic d'animaux rares, d'autres avaient quelque part dans leur vaisseau une preuve ou il ne savait quoi qui pourrait les amener à rencontrer de plus près un officier comme ce cher Robinson.

Alors Ka comprenait : il savait que ce que Robinson attendait, c'était qu'il sorte de son trou et, grâce à sa provocation, qu'il se mette à lui répondre. Mh...il savait que le jeu en valait la chandelle, mais Ka savait aussi qu'il ne pouvait se le permettre. D'une part, il y avait ses potes qui l'engueuleraient déjà lorsqu'ils seraient que le joyau avait disparu, son vaisseau sur lequel il avait passé tant de temps disparu...à cause d'une simple erreur. Et trois pas rapides le séparaient de l'appareil à distorsion qui risquait d'être fortement monopolisé si tous les clients de la boutique s'y précipitaient en courant.

...Respirer. Calmement.

Nouveau regard sur les gens autour de lui : le type vert semblait particulièrement pressé de s'en aller, et d'ailleurs, il avait, tout comme Robinson, une cicatrice au niveau de la gorge. À un moment donné, alors que Robinson s'était assis, le bruit dans le restaurant s'intensifia et tout se monde se leva d'un coup, se précipitant pour gagner l'appareil à distorsion...Ka poussa un soupir sonore, désespéré : ça voulait surtout dire que lui qui avait raté le coche, ne pourrait plus s'échapper...Enfin...cela voulait aussi dire que la police prendrait sûrement les coordonnées de tous ces idiots qui s'envoleraient sûrement de l'autre côté de l'univers dans les minutes à venir.

Il était maintenant seul dans la pièce. Personne ne s'était bougé pour les rattraper, comme si cela ne pressait pas vraiment : il avait toujours cet air étonné dans les yeux, les mains sur ce bol de nouilles chaudes qui semblaient être sorties du réfrigérateur.

« Ha. »

Le seul client, avec lui, c'était Robinson. Il semblait ne pas se soucier des éventuels Stars qui s'étaient tous barrés en courant, et c'était justement ça, le problème. Il devait y avoir des flics collés aux arrivés de l'appareil à distorsion des autres Space Noodles...et c'est justement ça qui fit peur à Ka. Si les appareils à distorsion et son vaisseau étaient surveillés, voire non disponibles, que devrait-il faire ? Robinson était stressant : chaque mouvement de ses doigts contre le meuble, chaque mimique qu'il avait faisait avoir une éruption cutanée à Ka. Il était surtout sur le point d'avoir une crise cardiaque. Courage, Ka, Zarh serait fier de toi, si tu enlevais tous soupçons sur son nom.

Il choisit de s'asseoir face à l'officier, n'osant fixer plus de deux secondes sa cicatrice, intimidante.

« Je crois que le patron de ce restaurant ne va pas trop apprécier votre venue, déjà qu'il a du mal à faire salle comble...vous devriez vous excuser auprès de lui. »
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MessageSujet: Re: I ran into the starlight and never came home { Cap..Officier Robinson   Sam 11 Oct - 11:55


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    Leurs réactions étaient à la hauteur de ses attentes.
    Les clients se bousculaient, emportés dans un élan de panique irrésistible, cherchant désespérément à atteindre l'appareil à distorsion avant leur voisin. Avec un soupir faussement désabusé, Andrew songea aux innombrables itinéraires qu'il faudrait vérifier, corvée indispensable mais incroyablement emmer— ennuyeuse, pardon, qu'il n'aurait aucune gêne à refiler à ses subordonnés. Après tout, ils étaient là pour ça, non ? Alors qu'il jouait avec les nerfs des suspects sur le terrain, ses hommes devaient assurer les arrières. C'était comme une sorte de condition, dans son service, en plus d'être une méthode qui portait ses fruits. Il provoquait la débâcle et une occasion finissait toujours par se présenter. Foi de Robinson, s'il ne parvenait pas à mettre la main sur un ou deux membres des Stars ce jour-là, il en ferait une affaire personnelle.

    Le dernier type s'engouffra dans l'appareil, essoufflé, son regard luminescent rencontrant celui de Robinson à l'instant précis où sa silhouette s'estompait. Bonne chance pour disparaître, mon gars, songea l'officier en lorgnant une assiette encore fumante, injustement abandonnée là. L'autre côté de l'univers n'était pas un obstacle suffisant pour lui. Il existait toujours une faille, même dans le meilleur des plans. Remarquant que nul n'était suffisamment fou pour risquer une confrontation, Drew songea qu'il était peut-être temps de rentrer. Avant ça, il avait certainement le temps de commander un petit quelque chose pour le voyage. Ses pensées suivaient ce cours purement pratique lorsque quelqu'un eut l'audace de s'asseoir en face de lui, comme s'il ne venait pas de provoquer une parfaite débandade. Visiblement, ce client n'avait pas pris la peine de suivre le courant ou alors, il avait hésité trop longtemps. Dans tous les cas, il était maintenant ici, avec sa drôle d'allure et son sourire un peu trop fixe pour être honnête. Aussitôt, Robinson décida qu'il ne méritait rien d'autre que sa méfiance, surtout que son regard n'osait pas s'attarder sur son visage plus de deux secondes. Ce type avait beau carrer les épaules, il n'avait certainement rien au fond des tripes, ni force ni courage, juste la prétention de bien savoir faire semblant.

    « Je crois que le patron de ce restaurant ne va pas trop apprécier votre venue, déjà qu'il a du mal à faire salle comble... Vous devriez vous excuser auprès de lui.
    Je n'ai pas l'habitude de m'excuser auprès de criminels, rétorqua spontanément Robinson d'une voix hargneuse. »

    Il ne chercha même pas à deviner s'il avait pu heurter la personne assise en face de lui. Il se contentait d'énoncer un fait qui prenait pour lui des allures de vérité sacrée. Se calant confortablement au fond de sa chaise, lorgnant les alentours à la recherche d'un serveur qui n'avait pas fui dans l'arrière-cuisine mais échouant lamentablement, il décida que discuter avec ce client était sans doute mieux que de repartir tout de suite de son côté de la galaxie. Avec un peu de chance, il réussirait à obtenir quelques précieuses informations, et le temps passé à causer avec cet inconnu était une excellente excuse pour échapper aux réclamations de ses supérieurs. Pourquoi fallait-il toujours nécessairement rendre compte de ses actes ? Ne pouvait-on pas lui accorder une confiance absolue ? Que lui manquait-il pour ça ? La politesse ? Bien sûr.
    La politesse, contrairement aux nouilles ou aux meurtres irrésolues, ça ne nourrit pas son homme.


    « À quelle sorte d'huluberlu ai-je affaire ? demanda Andrew d'une voix vaguement désintéressée alors que son regard s'attardait, circonspect, sur les flammes qui émanaient du corps de l'individu, comme si une corde invisible les reliaient. »
    Décidément, au moment même où il avait l'impression d'avoir tout vu, il découvrait quelque chose de nouveau et, comme pour ne rien arranger, ce type ressemblait un peu trop au directeur du restaurant d'Ohia pour qu'il paraisse honnête aux yeux implacables d'Andrew. Au fond, malgré sa belle assurance, il ne pouvait pas s'empêcher d'espérer qu'il portait une tenue de protection suffisante. Il ne voulait pas se retrouver avec quelques brûlures supplémentaires sur le visage, merci bien.

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MessageSujet: Re: I ran into the starlight and never came home { Cap..Officier Robinson   Ven 17 Oct - 17:41

Il avait des cheveux rouges pas vraiment très domestiqués, une cicatrice complètement perdue sur son visage renfrogné, ses yeux sombres qui lui donnaient l'air mystérieux. Ka ne connaissait pas Robinson, et n'avait aucune envie de faire sa connaissance, mais après un petit verre de vin. il était désagréable, stressant et surtout rendait mal à l'aise. S'il n'y avait pas eu cette petite histoire de vaisseau spatial capturé, quelque part là-bas, loin dans l'espace, dans une fourrière inconnue, il aurait certainement été discuter avec plus de volonté avec cet homme. Il aurait sans doute blagué, l'aurait provoqué, car là, il aurait su qui il était, et la réciproque n'aurait pas forcément été évidente. Mais maintenant. Maintenant, tous les pores de sa peau se réveillaient. Robinson savait qu'un membre des Stars, au moins, était en stationnement sur Ohia. Qu'il soit dans le Space Noodles était plutôt logique, étant donné qu'il devait probablement - il ignorait le reste - s'agir du seul endroit qui n'était pas dangereux sur cette foutu planète. Star pouvait toujours être un de ces fumeux bonhommes qui avaient magnifiquement fui par distorsion, mais c'était le contraire de sa personnalité, et Ka s'en rendait compte maintenant.

C'était trop tard, pourtant. Là, Robinson était assis en face de lui. S'il décollait tout de suite, prenait ses jambes à son cou ou il ne savait pas quoi d'autre, il serait vite rattrapé.

« Monsieur Zarh n'est pas un criminel, vous savez. Loin de là. C'est une des personnes les plus honnêtes que je connaisse. »

Il ne pouvait pas supporter qu'on insulte Zarh. C'était dur, pour quelqu'un qui lui ressemblait autant de parvenir à réussir, et il enviait, en partie le patron du Space Noodles d'Ohia pour cela. En fait, il l'admirait juste. S'il l'avait pu, il serait resté tout le temps auprès de lui pour le garder, pour le regarder et pour...juste être là. Il aimait la façon dont ses flammes se tournaient, ses yeux brillaient quand il parlait. Plus tôt, il l'avait vu avoir des conversations qui allaient décider du futur de son établissement, et le maître avait un tel charisme que Ka en avait été impressionné. Oui. Il avait donc décidé de vouer sa vie à ce homme...Et quel homme ! Quitte à même oublier qu'il était un star, que lui-aussi, il était recherché, il le ferait.

Hésitant à répondre tout de suite, préférant le faire un peu attendre, Ka lui sourit – du moins, est-ce que ce genre de truc pouvait seulement ressembler à un sourire ? Il se leva pour aller récupérer l'assiette encore pleine que son voisin avait laissée. Les nouilles étaient encore chaudes, mais à son niveau, il ne parvenait même plus à distinguer ce qui l'éteint de ce qui était froid. Piquant encore un ou deux bols, en disposant un face à Robinson – offrance – sans se soucier de ce qu'il devait payer ou non, Ka s'assit de nouveau.

« Je suis pas un hurluberlu. Mon nom complet est K23, mais je préfère Ka. Vous pouvez manger, j'ai réchauffé l'assiette. », Ka remit son gant, laissant apercevoir à Robinson une main complètement en feu. « Je viens souvent ici. J'apprécie le patron. Vous auriez tort de le considérer comme un criminel, je vous le répète. Je sais que vous enquêtez à propos des meurtres, mais moi, quand il a eu lieu, j'étais avec Zarh ! Je sais qu'il a tué personne, et même qu'au pire, il n'aurait pas eu besoin d'une arme pour tuer ! »

Le meurtre de l'Octopus, c'était, au fond, une bonne idée pour enlever toute l'attention qu'il avait mise sur lui. Le sujet qui faisait la une de tellement de journaux, qui n'arrêtait pas de revenir, encore et encore. Alors Ka, il commença à manger ses nouilles, assez vide car il était ce genre de personnes qui avaient besoin de consommer deux fois plus pour pouvoir vivre, son métabolisme en étant la cause.

« Ne parlez pas de moi à Monsieur Zarh. Il ne me connaît pas. Il m'a mal répondu à un mail par ansible, mais moi, je l'admire plus que tout. Je sais que c'est un grand homme...enfin, un grand...Truc. »
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MessageSujet: Re: I ran into the starlight and never came home { Cap..Officier Robinson   Sam 1 Nov - 16:13


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    Avec un vague soupçon d'intérêt, il regarde l'individu s'échauffer, défendre son héros comme un enfant en mal de figures emblématiques. Le mot honnête l'aurait blessé, s'il avait été moins imperméable aux réactions d'autrui. Pour quelqu'un comme lui, qui demeurait toujours d'une rigidité exemplaire, ce type venait s'inscrire dans une longue lignée de grands bavards ennuyeux. Au fond, il était presque touchant, dans sa détermination à convaincre l'officier d'une chose dont il était déjà intiment persuadée. Mais il eut la délicatesse de ne rien rétorquer, ou plutôt l'incroyable paresse de le contredire. À la place, il se contenta de hocher la tête, geste infime mais hautement méprisant.

    Comme dans un rêve, Andrew vit l'autre homme se lever et aller ramasser une assiette à la table voisine. Circonspect, l'officier le regarda faire office de serveur alors que les employés du restaurant jouaient les filles de l'air. Il y avait quelque chose de profondément ironique dans cette scène, mais le policier ne parvenait pas à deviner quoi. D'une certaine manière, les événements qui s'enchaînaient avec une fluidité presque choquante était déjà une grotesque parodie. Il aurait dû se lever, annoncer son départ et disparaître. Il aurait dû, oui, mais son instinct lui dictait le contraire, et Andrew ne marchait qu'à ça. L'instinct.
    Qu'importe, l'offrande ne suffit pas à apaiser les soupçons de Robinson. Au contraire.

    « Je suis pas un hurluberlu, énonça l'individu. Mon nom complet est K23, mais je préfère Ka. Vous pouvez manger, j'ai réchauffé l'assiette. Je viens souvent ici. J'apprécie le patron. Vous auriez tort de le considérer comme un criminel, je vous le répète. Je sais que vous enquêtez à propos des meurtres, mais moi, quand il a eu lieu, j'étais avec Zarh ! Je sais qu'il a tué personne, et même qu'au pire, il n'aurait pas eu besoin d'une arme pour tuer ! »
    La vague surprise que lui avait causé la vue de sa main en feu fut aussitôt relégué au dernier plan de son esprit tandis que le discours de Ka s'achevait sur cette dernière note convaincue. Andrew l'écouta attentivement poursuivre son flot de paroles, cherchant la faille, préparant mentalement cette joute qui promettait d'être serrée et passionnante à la fois. Sans se laisser impressionner par la quantité astronomique de nourriture qu'avalait son vis-à-vis en un temps record, il se concentra davantage sur la conversation.

    Affichant un rictus carnassier, Robinson répliqua aussitôt, de ce ton vaguement sarcastique qu'adoptent les flics rompus à la recherche de la vérité : — Vous seriez prêt à répéter ces propos dans un bâtiment officiel ?
    Jugeant qu'il serait bon de paraître détendu, Andrew avala une bouchée de nouilles comme si la conversation n'avait jamais pris un tournant inattendu. Il laissa le temps à Ka de prendre conscience de ce qu'impliquait sa déclaration, avant d'ajouter : — Il ne vous connaît pas, et pourtant, vous affirmez (il avait insisté sur ce mot afin de montrer que Ka s'était embarqué seul dans sa galère, sans témoins) que vous étiez avec lui lors du meurtre. Vous sauriez m'expliquer ça ?
    La question possédait une vague allure d'ordre.

    Et, bien au contraire, se dépêcha-t-il de poursuivre, sarcastique, avant que Ka n'ait pu préparé une contre-attaque. Je pense que Zahr serait ravi de savoir qu'il possède un admirateur aussi prompt à le croire innocent ! (Un ange passa, et il avait des crocs de loup) Mais on peut sans doute s'arranger...

    Sincèrement, Robinson n'était qu'à deux doigts de lui passer les menottes. Mais quelque chose au fond de sa tête lui susurrait sournoisement que Ka serait plus enclin à parler —ou plutôt à défendre son idole tout en frôlant dangereusement les limites de la légalité— dans un espace neutre.

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