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Zarh "J'aime pas le bazar"

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MessageSujet: Zarh "J'aime pas le bazar"   Mar 2 Sep - 0:41





« Ne laisse pas tes nouilles trop longtemps sur le feu si tu ne veux pas te brûler la langue »


 

Informations Générales



    Nom et prénom (ou/et pseudonyme) :
    Zarh

     
    Âge :
    La petite cent quarantaine.

    Espèce :
    Salvia

    Convictions politiques :
    Ce que Zarh pense du gouvernement de sa planète ? Attendez une minute. Quel gouvernement ? Il y a quelqu’un pour gérer ce foutu bazar vert ?

    Même si c’était effectivement le cas, Zarh est quelqu’un de flexible et peu contrariant. Il s’adapte à tout : n’est-ce pas une des qualités majeures à développer si l’on tient à la vie sur Ohia ? Et puis, soyons honnêtes : dans le fond, le gouvernement serait ce que Zarh voudrait bien qu’il soit. Le travail de fond, ça le connait. Notre homme-braises a les moyens et les relations pour ça.

    D’une façon générale, Zarh reste aligné sur la position de son peuple – avec un soupçon de roublardise en plus. Il préfère l’emploi des mots que des armes, et est assez protecteur envers sa planète. Mais les touristes qui viennent balancer des cannettes d’Ozo-soda dans la nature ? Il s’en fout : il faut bien faire vivre le business. C’est plutôt ces histoires de disparitions dans la jungle qui l’inquiètent. Zarh a horreur qu’on vienne mettre des bâtons dans les roues de ses affaires. Space Noodles, c’est l’oeuvre de sa vie – du moins en ce qui concerne son restaurant.  

     
    Rôle :
    Directeur du Space Noodles d’Ohia.




Descriptions



    Physique :
    Belle branche de 140 ans, Zarh n’est plus tout jeune – mais pas encore si vieux, oh. Que dire de son apparence physique ? Et bien… Sur Ohia, elle n’a probablement rien de surprenante lorsque l’on vit dans un volcan. Pour un lointain cadre d’une planète éloignée qui n’aurait jamais profité de ses maigres vacances pour visiter la galaxie, elle peut susciter, la première fois, un long hurlement de frayeur et une courte perte de connaissance. Après tout, on parle d’un type dont le corps semble avoir été sculpté dans une coulée de lave froide. Et il suffit de poser la main sur l’écorce de sa peau pour savoir que le feu n’est pas tout à fait éteint là-dessous… Mais ça, les deux braises vives qui lui servent de yeux vous l’indiquent déjà, quand les prunelles rouge sombre se mettent à flamboyer sous l’effet de la colère ou de l’excitation.  Pas la peine de chercher des cheveux sur son crâne lisse : quand bien même il y en aurait eu à l’origine, ils n’auraient guère pu survivre à sa constitution physique ou à son mode de vie.

    Comme tous les membres de son espèce, Zarh est plutôt du genre grand échalas aux angles abrupts – une impression renforcée par les épines osseuses qui ressortent de son front et de ses épaules. Loin d’indiquer une appartenance au bestiaire de l’Enfer, ces particularités marquent simplement, au sein de son espèce, une pleine maturité physique.

    Ces caractéristiques énoncées, il n’en reste pas moins que Zarh est tout aussi expressif que l’humain de base. Certes, le rictus affiché lorsqu’il est d’humeur joyeuse paraitra vaguement sardonique et effrayant aux yeux de notre pauvre cadre, mais impossible de se tromper lorsque le Salvia est de mauvais poil : son air mauvais et le pli amer de sa bouche n’induiront personne en erreur. La plupart du temps, Zarh se contente d’une expression satisfaite, tel un gros chat bien nourri. Ca ne rassurera peut-être pas tout le monde.

    Cependant, vous n’aurez pas trop à vous soucier de son apparence biscornue. En sa qualité de directeur d’un Space Noodles à la clientèle touristique, Zarh est toujours parfaitement vêtu. Ses habits ignifugés sont coupés sur mesure par un grand tailleur d’Obican et sont conçus pour camoufler au maximum ses bizarreries. Ainsi, la sobre combinaison noire au col haut qu’il aborde la plupart du temps masque efficacement les rougeoiements intermittents émis par son torse et efface les contours escarpés de ses épaules. Avec son seul visage laissé à découvert, Zarh n’est jamais qu’un alien à la physionomie surprenante, parmi tant d’autres dans la galaxie. Ni plus, ni moins.  



    Caractère :
    Malgré une apparence ingrate qui terrifie le touriste moyen, les Salvias d’Ohia sont réputés pour être des créatures particulièrement douces, aux mœurs pacifiques et tranquilles. Comme beaucoup d’autres espèces de la belle planète sauvage, ils ne demandent rien d’autre que la tranquillité – en d’autres termes, foutez-leur la paix et cessez de prendre des photos de leurs volcans. En cela, Zarh n’est pas si différent des siens : lui aussi est un être patient qui a horreur des ennuis – surtout en ce qui concerne son restaurant et sa vie d’une façon générale. A ce titre, il est peut-être un chouïa plus agressif que la moyenne : si vous marchez sur ses plates-bandes, c’est à vos risques et périls, parce qu’il vous attendra de pied ferme. Peut-être restera-t-il particulièrement courtois sur le moment ; peut-être gardera-t-il aux lèvres son sourire le plus commercial ; peut-être ne fera-t-il absolument rien pendant des mois, voire des années. Mais vous verrez vite que Zarh est aussi rusé que patient. Malgré son affinité avec la chaleur, la vengeance reste pour lui un plat qui se mange froid – et extrêmement bien préparé.

    Zarh a toujours veillé jalousement sur ses affaires, animé par un profond sens du matérialisme et de l’autoconservation. Ce n’est pas qu’il est spécialement égoïste par nature : simplement, Zarh ne se préoccupe que de lui-même. Le sens du mot « sympathiser » lui serait presque inconnu. C’est bien simple : ce qui peut arriver aux autres ne le concerne aucunement. Cela ne l’empêche pas d’avoir quelques bons amis, mais d’une façon général, le Salvia est plutôt du genre indépendant. Pas du genre à déballer sa vie privée au premier venu. Les attaches sociales ont plus tendance à l’ennuyer qu’autre chose, lui qui évite au maximum d’être lié par d’autres responsabilités que son restaurant. Vous comprendrez donc tout de suite que trouver l’âme sœur n’a jamais été une priorité pour Zarh – ni une petite note griffonnée sur la liste des choses à faire dans sa vie.  De la même façon, il se préoccupe assez peu du reste de son peuple et de sa planète.

    Cet individualisme forcené n’est pas le seul atout qui a permis à notre directeur de restaurant de devenir ce qu’il est aujourd’hui. Son sens des affaires est redoutable : Zarh fait éperdument confiance à son instinct, qui ne l’a jamais trompé jusqu’à présent. Ne se fiant qu’à son jugement, il ne demande presque jamais de conseils aux autres. Les coups foireux ? Il les évite. Chaque action qu’il entreprend depuis le tendre âge passé à l’école de commerce est soigneusement planifiée, ses différentes conséquences évaluées et ses résultats notés. Pour Zarh le scrupuleux, une bonne décision est une décision sur laquelle on peut revenir. Les mesures définitives, ce n’est pas trop son truc : il n’ira jamais se débarrasser d’un enquiquineur en le faisant assassiner dans une décharge, par exemple – on ne sait jamais. Un peu trop perfectionniste sur les bords, il aime que tout soit en ordre dans ses affaires et que son restaurant fonctionne comme une machine bien huilée. Il emploie donc souvent ses heures perdues à imaginer les moyens d’améliorer les performances de ses employés et d’augmenter ses bénéfices. La seule trajectoire de développement que connait son imagination est le pragmatisme. Enfin, Zarh est un bon manager qui tient son personnel d’une main ferme. L’esprit vif, il est prompt à prendre des décisions en cas de problème et n’hésite pas à trancher le nœud gordien – avec une parfaite maîtrise des dégâts collatéraux.


    Particularités ?
    R.A.S


Histoire



     

    - Tu vois Beth, je ne suis pas quelqu’un de sentimental.
    - Mhmh, fit Beth qui limait ses ongles.
    - Mais quand je vois la tête d’Ultron-512, je suis bien content de vivre sur Ohia.


    Zarh se tenait devant la baie vitre de sa chambre d’hôtel. La nuit était tombée, mais elle n’empêchait pas d’observer la ville – non, le taudis – qui s’étalait aux pieds de l’établissement, ribambelle de loupiotes colorées à l’emplacement aléatoire. Il avait horreur de cette planète et ne se serait certainement pas déplacé si l’affaire n’avait pas été d’importance. Etait-ce le taux de pauvreté, l’extraction de matières premières ou le traitement qu’on leur infligeait ? Ultron-512 n’était pas une planète qui dégageait une très bonne odeur. Pour quelqu’un qui venait d’un endroit où le mot « ville » n’existait même pas dans sa langue maternelle et où la nature était omniprésente, la différence de parfum se faisait clairement sentir. Et puis, on en repartait avec les vêtements plein de poussières et des particules cancérigènes plein les poumons. Beh.


    - Quand je me suis évadé – je t’ai déjà raconté comment je m’étais évadé, non ?  – je ne suis pas retourné sur Ohia tout de suite. C’est difficile de traverser la galaxie quand on a à peine vingt ans, pas un centime en poche et qu’on fait fuir les gens. Mais peu importe le nombre d’années qu’il m’a fallu, je voulais y rentrer. Je suppose que c’est parce que je n’avais pas d’autres repères, pas d’autres endroits où aller. Et que quelqu’un comme moi ne peut pas vraiment envisager de refaire sa vie ailleurs que sur Ohia. La galaxie est grande, mais il n’y a pas de place pour les Salvias ailleurs que sur notre planète natale.
    - Mhmh, fit Beth en examinant de plus près ses ongles.
    - Enfin, comme je te l’ai dit, ce n’est pas une question de sensiblerie : je n’ai jamais essayé de retrouver mes parents et mes amis d’enfance une fois revenu. Je sais vaguement situer mon volcan d’origine sur une carte, mais ça se limite à ça : je n’y ai jamais remis les pieds. Ca ne m’intéresse pas.


    Il se détourna de la fenêtre, les mains croisées dans le dos. La journée avait été longue, et la fatigue le rendait bavard. Mais bon, il n’avait rien à cacher à Beth. La directrice des ressources humaines de Space Noodles, qui en paraissait trente mais qui en avait bien plus,  était une de ses plus vieilles connaissances.


    - D’une certaine façon, je n’en veux pas aux chasseurs : sans leur intervention dans ma vie, je serais encore dans ma hutte de pierres. Je vivrais probablement de la vente de sculptures en basalte pour touristes. Mon affaire aurait été florissante, je n’en doute pas : mais elle manque singulièrement d’ambition. Non, grâce à eux, j’ai passé une dizaine d’années à me forger le caractère de planète en planète. Je suis devenu représentant à domicile pour les plats préparés Space Noodles sur Alpha Kamil. Puis j’ai été commercial. Puis j’intégré la branche marketing – toi t’es arrivée deux ans après. C’était le bon temps : Wiggin,  Auri, moi, toute la clique, on vient tous du marketing. Grâce à mon expérience, je suis très vite devenu l’un des candidats au poste de superviseur. J’ai dû jouer des coudes, évincer quelques importuns mais finalement, voilà, j’ai été nommé directeur du restaurant d’Ohia. De toute façon, j’étais le mieux placé pour gérer cette baraque – après tout, je suis du cru.
    - Mhmh, approuva Beth qui décroisa les jambes, satisfaite du résultat de sa manucure.
    - Et j’ai fait du bon boulot ! J’ai su prévenir la mode du tourisme d’exploration et préparer le restaurant pour ça. J’ai amélioré la sécurité, créé des produits locaux, bâti la vue panoramique sur la jungle. C’est moi qui ai rédigé le manuel de recrutement des nouveaux serveurs – décilingues, formés aux premiers secours, entraînement à la gestion de crises, tout ça, tout ça. Les recettes n’ont fait qu’augmenter. Alors forcément, ça m’énerve qu’on vienne me dire que ça se relâche. Qu’est-ce que j’y peux, moi, si y’a des touristes assez stupides pour se faire croquer la main ? Je suis pas l’Office du Tourisme d’Ohia, non plus. Alors oui, ils ont peur, oui, ils mangent moins de nouilles – mais j’ai pas de prise sur ça. Le patron, il peut se les garder, ses petits commentaires en pleine réunion.  Enfin bref. C’est qu’une période. Ca va se tasser. Je pense que la firme a passé le pire.
    - Mhmh, fit Beth d’un air franchement sceptique. Mhmh.

    Le silence plana quelques instants.

    - Ouais, t’as raison.  Je hais cette planète. Vivement que je rentre.



    De l'autre côté de l'écran ?


Vous  ?
La plupart du temps, j’erre sur le net sous les pseudonymes de Lùthien ou Holix. Je répondrais au nom de Lùlù.

Votre âge :
Zyva c’est pas une question à poser à une jeune fille de vingt-deux ans !

Comment avez-vous trouvé le forum sur le net, que pensez-vous de lui ?  
Je crois que l’enthousiasme dont j’ai fait preuve depuis que K23 m’en a parlé est suffisamment éloquent.

Quelque chose à ajouter ?
Je suis une grosse feignasse.
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MessageSujet: Re: Zarh "J'aime pas le bazar"   Mar 2 Sep - 0:53

Bienvenue !
J'ai vraiment ri en lisant ta fiche de présentation : c'était très très agréable !
Donc je te valide sans aucun problème, tu connais le chemin, et tout et tout !
Beth mérite sa place parmi les predefs...Elle m'a beaucoup fait rire ! lupin
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MessageSujet: Re: Zarh "J'aime pas le bazar"   Mer 3 Sep - 17:53

    Je suis tombée amoureuse de l'histoire de Zahr (genre, vraiment). ** Tu as un style super qui colle bien au personnage !

    DONC, bienvenue (même si tu t'es inscrite avant moi, c'pas grave).
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MessageSujet: Re: Zarh "J'aime pas le bazar"   Jeu 4 Sep - 1:58

Ooh merci ça fait très plaisir à entendre! Moi qui déteste les fiches de présentation... x_x
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MessageSujet: Re: Zarh "J'aime pas le bazar"   Jeu 4 Sep - 18:40

Bienvenue ! (je te rend la pareil. :) Et l'appareil : voici ton mixeur!)
J'adore ta manière d'écrire ; dans la partie histoire c'est génial de te lire. :)

Au plaisir de se retrouver irp !
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MessageSujet: Re: Zarh "J'aime pas le bazar"   

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